Sortie au théâtre pour nos élèves de 6è et 3è

Mardi 12 mai au matin, tous les 6èmes du collège sont allés au forum de Chauny pour assister à une représentation du Roman de Renart, œuvre que les élèves retrouveront certainement en classe de 5ème.

Composé aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles par différents auteurs, Le Roman de Renart raconte les aventures d’un renard qui met tout en œuvre pour arriver à ses fins. Quête de nourriture, mauvais tours, mensonges… Renart est non seulement rusé mais véritablement diabolique.

La mise en scène est très belle, alternant chansons et contes.

Au fil des pages et des chapitres, les aventures de Renart se succèdent, plongeant les élèves dans un autre temps, un temps où la vie était difficile, où la faim était le lot quotidien de la population.

Les chants et complaintes renforcent la dramaturgie du spectacle, mais aussi la réflexion sur la situation de Renart : « Renart est dans mon récit, le roi de la fourberie, est-il vraiment si                                                                                                          malin ? Ou juste poussé par la faim ? ». Ces refrains précèdent le début de chaque histoire.Ils ponctuent la narration, du décret proclamé par le Roi, jusqu’à la condamnation de Renart.

Mardi 19 mai, ce sont les élèves de 3èmes qui sont allés à leur tour au forum pour assister au spectacle « Feuillets d’usine » mis en scène par Didier Perrier, un metteur en scène qu’ils connaissent bien puisque, en 4ème, il est intervenu auprès d’eux pour des modules sur la prise de parole.

« Feuillets d’usine » est constitué de plusieurs extraits d’À la ligne, le premier roman de Joseph Ponthus.

C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.