Voyage mémoriel des 3B

Jour 1, matin : Le Sénat et le jardin du Luxembourg

Ce matin, grâce à Monsieur le Sénateur Verzelen, les élèves ont pu entrer et découvrir le Sénat. Celui-ci a plusieurs missions dont celle de voter et de discuter les lois.

Grâce aux deux collaboratrices présentes, les élèves ont pu parfaire leurs connaissances sur le Sénat.

D’abord construit pour héberger la famille Médicis, il devient ensuite un bâtiment politique en 1800 lorsque Napoléon Bonaparte décide de transformer les lieux. En 1804, il y installe les premiers sénateurs.

Les élèves étaient très impressionnés par l’hémicycle et par la beauté des lieux.

Jour 1, après-midi : Le Panthéon

Après une pause pique-nique au Jardin du Luxembourg, les élèves se sont rendus au Panthéon.

Parmi les 83 personnes honorées, seules 7 sont des femmes. Citons Simone Veil et Joséphine Baker.

Les élèves ont aussi aperçu une plaque pour rendre hommage aux Justes de France.

En partant, petit tour pour apercevoir Notre-Dame de Paris.

Et ce soir, devoirs obligatoires!

Jour 2, matin : Mémorial de la Shoah, Drancy

Ce matin, les élèves sont allés au Mémorial de la Shoah à Drancy. Au départ, c’est un bâtiment conçu en banlieue nord de Paris pour loger à bas prix la population.

Durant la Deuxième Guerre Mondiale, il devient un camp d’internement où l’on enferme, contre leur volonté, de nombreux juifs entre août 41 et août 44. Les personnes internées sont, au début, tous des hommes, puis viennent des femmes et des enfants. Certains sont déportables immédiatement. Ce sont des prisonniers juifs à l’identité avérée ou qui ne pourront pas occuper de fonction dans le camp comme Simone Veil.

Les conditions de vie dans le camp sont très dures.

Des otages sont extraits de ce camp pour être fusillés au Mont Valérien, en représailles aux actions de la Résistance.

En 1988, on inaugure le wagon du souvenir.

A côté du wagon du souvenir se trouve une sculpture réalisée par Shlomo Selinger afin de rendre hommage aux 63 000 victimes juives du camp de Drancy qui partaient en déportation vers les camps d’extermination via les gares du Bourget puis de Bobigny.

Jour 2, après-midi : Le Mont-Valérien

Au XIXème siècle, c’est une forteresse militaire. De nos jours, aussi, mais une partie est devenue un lieu de mémoire pour toutes les victimes exécutées ici durant la Deuxième Guerre Mondiale, notamment les 23 membres du Réseau Manouchian.

Le Mont-Valérien est un lieu choisi dès l’été 1940 par les Allemands car il est isolé et à l’abri des regards.

On y fusille des Résistants communistes ainsi que des otages et des Juifs. 1942 est l’année où les exécutions ont été les plus nombreuses.

Au Mont-Valérien, il y a aussi une crypte dans laquelle sont inhumés 17 compagnons de la Libération et amis de De Gaulle dont le dernier, Hubert Germain, s’est éteint en 2021.

Devant la croix de Lorraine, les élèves ont pu observer la flamme du souvenir ainsi que des sculptures en bronze comme celle intitulée “La Deportation”.

Jour 3, matin : C215 et Mémorial de la Shoah

Mercredi 07 mai, nous avons arpenté les rues parisiennes à la rencontre de certains enfants immortalisés par C215, de son vrai nom Christian Guemy. Cet artiste, graffeur , spécialiste du pochoir, mondialement connu, a en effet peint le visage de 14 enfants juifs : la plus jeune avait 6 ans ( Fernande Wajsbrot), le plus âgé avait à peine 17 ans (Bernard Schainer).

Ces enfants ont comme point commun d’avoir été raflés dans le quartier du Marais puis déportés au camp de mise à mort de Birkenau.

C215 a choisi 14 enfants parmi les 11 400 qui ne sont jamais revenus. Il a souhaité redonner un visage et une histoire à ces enfants pour ne jamais les oublier.

Puis, nous avons poursuivi par la découverte du Mémorial de la Shoah de Paris où ils ont appris l’histoire du Mémorial et la nécessité de ne jamais oublier toutes les victimes du génocide de la Deuxième Guerre Mondiale.

Auparavant, ils ont découvert l’allée des Justes qui mène au mur des Justes, où sont nommés les 3900 Justes de France dont on a pu retrouver la trace.

Dans la crypte se trouve :

  • le tombeau symbolique des 6 millions de Juifs, victimes de la Shoah. Au centre, une flamme permet de commémorer leur souvenir.

Le fichier juif : des archives qui regroupent des fichiers datant de 1940 à 1944 dans lesquels sont notées les identités des Juifs arrêtés à Paris mais aussi le fichier des internés de Drancy et de Beaune -la-Rolande.

La porte du baraquement numéro 6 de Beaune-la-Rolande.

  • La salle des enfants sur les murs de laquelle apparaissent les photographies des enfants juifs déportés.

A la sortie, les élèves ont observé le cylindre de bronze qui porte les noms du Ghetto de Varsovie et des camps : Birkenau, Struthof, Sobibor, Bergen-Belsen…

Jour 3, l’après-midi : Le parcours « Résistantes »

Après un pique-nique à la place des Vosges, nous avons continué à marcher sur les pas de C215 pour faire une partie de son parcours intitulé “ Résistantes, femmes dans la Résistance française”.

Dans ce parcours, le graffeur a peint le portait de 22 femmes qui sont des symboles de la Résistance française. Il les a peint dans le XIVème arrondissement de Paris.

Ces portraits invitent le promeneur à interroger notre mémoire collective, à contempler toutes celles que l’Histoire ne doit pas oublier.

On peut y voir deux femmes inhumées au Panthéon : Germaine Tillon et Geneviève De-Gaulle Anthonioz.

On y découvre aussi certaines femmes moins connues comme Lise London. Celle-ci a pris un jour la parole rue Daguerre pour dénoncer l’Occupation allemande.

C215 rend aussi un hommage à Olga Bancic, membre du Réseau Manouchian. Aujourd’hui, plus de portrait ; une plaque commémorative vient honorer cette Résistante.